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drogues et dopage

Aspects économiques

Le premier producteur mondial de cannabis est l'Amérique du nord, même si l'essentiel de cette production est réservée au marché local, comme c'est aussi le cas de l'Amérique centrale, des Caraïbes, de l'Océanie, de l'Asie et des Pays Bas.L'Afrique est le deuxième producteur mondial de cannabis et la production du Maroc alimente près de 80% du marché européen principalement en résine de cannabis dont il est le premier producteur mondial, le reste de la production étant consommé sur le marché local.

La culture du cannabis au Maroc s'effectue traditionellement dans la province d’Al Hoceima dans le Rif central depuis le VIIe siècle, mais elle s'étend progressivement et touche maintenant l'ensemble de la région du Rif marocain. Son caractère illégal et la qualité non périssable du produit fini ( haschisch ) rend cette culture plus rentable que les cultures vivrières habituelles. S'agissant de la principale activité agricole de cette région, cette culture a permis le retour dans la région de population ayant émigrée vers les villes et elle attire chaque année de nombreux saisonniers lors de la récolte. Ce qui pose un véritable problème de ressources de substitution pour les populations concernées. De plus, l'abandon des cultures vivrières place la région dans une situation de dépendance en ressources alimentaires. Cette culture quasimment exclusive pose aussi de véritables problèmes écologiques concernant l'écosystème de la région, notamment par une déforestation visant à augmenter les surfaces cultivés qui précipite l'érosion du sol.

argent**cannabis

Habitudes de consommation

Généralement, le cannabis est fumé, sous la forme de joint (spliff en anglais) : les têtes (fleurs) séchées ou la résine émiettée (éventuellement mêlées à du tabac) sont roulées dans une feuille de papier et fumées comme une cigarette. D'autres techniques incluent l'utilisation de pipes (ou bongs, pipes à eau) pour fumer le cannabis tout en refroidissant la fumée et, dans le cas des bongs, en éliminant certaines des impuretés (le goudron, si l'eau est chaude). Il s'agit de techniques nécessitant moins de cannabis pour des effets plus importants que sous la forme de joint. Le cannabis peut aussi être ingéré car le THC est soluble dans les graisses et l'alcool: Le beurre de Marrakech, obtenu par extraction des composés liposolubles du haschich ou des inflorescences de cannabis se substitue au beurre classique dans les recettes. Il est utilisé pour préparer des plats tels que le Space Cake, la Pot Pie ou les Hash Brownies.

Le cannabis peut également être mis en solution dans du lait (de préférence entier), ce que l'on nomme un bhang. On peut également faire fondre du haschisch dans du chocolat noir et s'en servir ensuite en pâtisserie, ou alors le faire à nouveau solidifier pour l'utiliser à la demande. le Green Dragon désigne une boisson alcoolisée à base de macération de cannabis dans de l'alcool. la soluton est verte, d'oû le nom. Le pot tea se base sur le principe du thé, par macération de feuille dans de l'eau chaude. Néanmoins, lorsqu'il est ingéré, les effets du cannabis se déclarent au bout de trente minutes et peuvent se prolonger plusieurs heures, ce qui peut générer un état d'anxiété et de paranoïa appelé bad trip. La vaporisation ou, sublimation est une autre méthode d'absorption.

On peut extraire le THC et les autres cannabinoïdes sous forme de vapeur en chauffant légèrement la plante sans la brûler. Cette méthode a l'avantage de ne pas produire les substances toxiques contenues dans la fumée du cannabis et du tabac lors d'une combustion normale (monoxyde de carbone, goudrons, nitrosamines...). En chauffant le cannabis à environ 190 °C, les substances psychotropes s'évaporent, mais la plante ne brûle pas encore. La vapeur produite peut alors être inhalée, avec un effet aussi immédiat que si la drogue était fumée. La vaporisation est la technique préférée des personnes cherchant à éviter les dangers liés au tabagisme.

joint

Effets secondaires

Pendant le "trip", l'usager peut manifester les symptômes suivants : yeux rouges, mydriase ; tachycardie, hypertension/hypotension ; assèchement buccal ; anxiété ; nausées, vomissements ; altération de la mémoire à court terme. Les troubles de la mémoire disparaissent après l'arrêt de la consommation. L'usage de cannabis peut traduire un mal-être psychique - parfois insoupçonné - pouvant se transformer en paranoïa, crises d'angoisses, sentiment d'oppression. Au niveau neuro-psychiatrique, la substance peut diminuer l'attention et aggraver des troubles psychiques.

Un syndrome amotivationnel (démotivation) peut apparaître, ainsi que : manque d'estime de soi, intempérance, dépression et tendances suicidaires. Il existe une corrélation entre l'usage prolongé du cannabis et dépression chez certains patients. Différentes études, à la crédibilité variable, suggèrent des liens entre schizophrénie et cannabis. À long terme, même si les effets ont encore besoin d'être étudiés, on cite cependant des affections durables des voies respiratoires similaires au tabac : toux, cancer bronchique, bronchite chronique, emphysème (du fait d'inhalations profondes et prolongées). Par ailleurs, l'inhalation de la combustion de produits de coupe parfois présents dans le haschich expose l'usager à des risques aussi aléatoires que néfastes. Une faible dépendance physique existe mais elle n'est généralement pas perçue comme addictive, du fait du faible taux d'accoutumance.

Des cas de dépendance psychologique ont été constatés, notamment lors d'une utilisation chronique. Il faut cependant signaler qu'une dépendance physique au tabac, utilisé dans la confection du joint, se manifeste très souvent chez les fumeurs réguliers de cannabis. Cependant, un joint peut également être confectionné uniquement avec la substance. Selon une étude, fumer trois joints équivaut à fumer un paquet de cigarettes. La fumée de cannabis contient sept fois plus de goudron et de monoxyde de carbone que la fumée du tabac seul. Cet essai est en contradiction avec d'autres travaux scientifiques qui estiment que « fumer du cannabis n'accroit pas le risque de cancer » ou que les risques cancérigènes sont à imputer à la présence de nicotine due au mélange avec du tabac. Alternativement à la combustion, l'usage d'un vaporisateur, en vente libre, délivre une vapeur de cannabinoïde pratiquement pure. La consommation régulière de joints, chez l’homme, contribue à une baisse de la fertilité. Pendant la grossesse, la consommation de cannabis risque d'entraver l'activité cérébrale du foetus, retardant le développement du cerveau in utero. Selon une autre étude, il n’y aurait aucune différence sur le plan cérébral entre ceux qui ont régulièrement fumé de la marijuana au cours de leur l’adolescence et ceux qui n’en ont jamais fait usage.

Aucune surdose due au cannabis n'a été enregistrée en deux millénaires d'histoire médicale et c'est ce qui contribue le plus à sa réputation de « drogue douce ». La dose létale estimée du cannabis est de 20 000 à 40 000 fois le niveau d'une dose normale. En comparaison, les médicaments les plus prescrits ont une dose létale autour de 10 fois la dose normale.

Ma source est http://fr.wikipedia.org

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Lien entre schizophrénie et consommation de cannabis

Le lien entre consommation de cannabis et schizophrénie a souvent été constaté par les chercheurs et a mené à des recherches plus poussées afin d'en déterminer l'origine.

Deux hypothèses s'affrontent sur ce terrain, l'une visant à dire que la consommation de cannabis est antérieure aux épisodes schizophréniques et donc les favorisent, l'autre visant à dire que la consommation est postérieure et donc sans lien direct avec la schizophrénie sauf peut-être une éventuelle auto-médication des usagers. Les études les plus récentes visent à établir une correlation entre consommation chronique de cannabis et augmentation de la vulnérabilité aux épisodes psychotiques brefs et à la schizophrénie.

Cela signifie que certaines personnes présentant une vulnérabilité à la schizophrénie (par exemple) mais qui n'auraient pas présenté de symptômes de cette maladie durant leur vie dans des conditions de stress habituelles, vont décompenser et entrer dans cette pathologie du fait de leur consommation de cannabis. Le risque relatif est de l'ordre de 4, ce qui signifie que a priori (sans connaître le degré de vulnérabilité d'une personne), une personne a 4 fois plus de risque de présenter une schizophrénie que si elle ne consommait pas de cannabis de manière régulière. Ce point de vue insiste sur le fait que ce n'est pas l'ordre dans lequel les symptômes apparaissent, ordre très difficile à prouver, mais le résultat qui peut être comparé : Sans ingérence de cannabis, la personne a 4x moins de risque de se retrouver victime de schizophrénie.

Ces études sont critiquées par les partisans de l'autre hypothèse qui avancent le fait que la plupart des études visant à mettre en avant une éventuelle relation entre schizophrénie et cannabis, ne définissent pas le symptôme psychotique au préalable mais se contentent de sélectionner les symptômes pour ensuite les relier à la schizophrénie, ce qui biaiserait l'étude. D'autres part, ils s'appuient aussi sur d'autres études contradictoires. Ces partisans avancent aussi le fait que l'usage du cannabis étant en grande augmentation depuis les années 1980, si une véritable correlation existait avec la schizophrénie, on aurait dû voir la même courbe d'augmentation dans les diagnostics. Quoiqu'il en soit à l'heure actuelle des recherches, selon l'Inserm « l’usage de cannabis apparaît donc comme l’un des très nombreux facteurs de causalité (ni nécessaire, ni suffisant) qui conduisent à la survenue de la schizophrénie. Au regard des études analysées par les experts, il apparaît que toutes les personnes exposées au cannabis ne deviendront pas schizophrènes. »

Ma source est http://fr.wikipedia.org

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Effets recherchés

Variables selon le mode d'usage, les effets apparaissent de 7 secondes (inhalation) à plusieurs heures (ingestion). Généralement :

euphorie, excitation ; relaxation, sensation de flottement ; augmentation de la confiance en soi ; facilitation d'introspection, de la communication (notamment en groupe) ; perception particulière de la musique ; stimule l'appétit (Voir Cannabis thérapeutique) ; sommeil.

Des doses plus fortes peuvent induire une augmentation de la perception auditive et visuelle, qui peuvent engendrer des hallucinations et conduire au bad trip. D'une manière générale, les effets varient en intensité et en durée, en fonction du mode de consommation, du taux de THC ainsi que du sujet, de son état physique et moral.

Ma source est http://fr.wikipedia.org

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Cannabis récréatif

Le cannabis peut se présenter sous plusieurs formes :

des fleurs séchées (également appelées « têtes » ou buds - en anglais) ou des feuilles séchées (habituellement, les feuilles de la couronne fleurie des plantes femelles, appelées feuilles de manicure), appelées marijuana ;de la résine de cannabis (le haschisch), qui est un dérivé de la plante séchée, aggloméré en blocs après fabrication ; de l'huile de cannabis (honey oil ou hash oil en anglais) qui est un concentré issu d'une extraction à l'aide de solvants ; de pollen ; de skuff (ou scuff).

Le dépistage s'effectue par prélèvement salivaire, test urinaire, prélèvement sanguin ou prélèvement de la sueur.

Ma source est http://fr.wikipedia.org/

cannabis

Cannabis thérapeutique

De nombreux États autorisent l'usage du cannabis thérapeutique : Belgique, Australie, Canada, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Nouvelle-Zélande, Espagne, ou encore certains États américains (Californie, Arizona, Alaska, Hawaii, Maine, Nevada, Oregon, Washington). Des essais sont parfois tolérés en Suisse, en particulier dans la partie germanophone, néanmoins le cannabis reste une drogue illégale pour d'autres usages dans ce pays.

Le cannabis ne soigne pas mais permet de soulager les effets secondaires, de la maladie ou du traitement. Les recherches pharmaceutiques ont permis de montrer qu'il est possible d’annuler l’effet psychoactif tout en préservant l’intégralité des effets thérapeutiques.

Le cannabis existe sous plusieurs formes médicales : Marinol (dronabinol) : prescrit pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie, ainsi que pour stimuler l'appétit chez les malades du sida ; Cesamet (Nabilone) : prescrit pour les traitements des nausées et des vomissements liés à la chimiothérapie ; Sativex : prescrit comme anti-douleur pour la sclérose en plaques. Il peut aussi être prescrit à l'état naturel afin d'être consommé en tisane ou par inhalation de vapeur de THC sublimé, là encore sa prescription la plus courante reste relative aux malades en phase terminale. De nombreuses études - plus ou moins significatives - existent ou sont en cours sur ses qualités thérapeutiques. Il est question de propriétés : analgésiques : malades en phase terminale et pour les douleurs chroniques résistantes aux traitements traditionnels ; relaxantes et somnifères : malades en phase terminale ; anti-spasmodiques : sclérose en plaque, épilepsie ; anti-vomitives : traitement des effets secondaires de la chimiothérapie ou d'autres traitements lourds ; stimulant l'appétit et redonnant du plaisir à manger : lutte contre cachexie (maigreur extrême) et favorise la prise de poids ; broncho-dilatatrices : asthme ; vaso-dilatatrices : glaucome.

D'autres études suggèrent que le cannabis pourrait être : une alternative efficace pour le prurit cholostatique réfractaire ; un agent thérapeutique contre des maladies neuro-dégénératives et la dystonie (perturbation du tonus musculaire) tels que la maladie de Parkinson ou le syndrome de Tourette ; un agent anti-prolifératif : rémission de tumeurs cancéreuses au cerveau (ainsi que ralentissement de la progression de certains cancers du poumon, sein et de la leucémie) ; un agent inhibant les sécrétions d'acide gastrique et pouvant jouer un rôle favorable sur la prévention des ulcères ; un agent améliorant les troubles comportementaux des patients atteint de la maladie d'Alzheimer.

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CANNABIS THERAPEUTIQUE

cannabis


Le cannabis

Le cannabis pousse sous la majorité des climats, probablement originaire d'Asie, plus précisément dans la région située entre l'Himalaya et l'Inde.

Il a ensuite accompagné migrations et conquêtes pour se répandre sur tous les continents. De nos jours, selon l'OICS, il pousse encore à l'état sauvage dans plusieurs pays de l'Asie du sud, notamment en Inde, au Népal et au Sri Lanka. C'est une plante qui affectionne les climats chauds et l'ensoleillement.

Elle s'épanouit particulièrement sur des sols de type calcaire et azoté. Elle apprécie un ph neutre ou légèrement acide.

Ma source est http://fr.wikipedia.org

cannabis

Drogue douce

Le terme de drogue douce est un terme qui s'emploie de temps en temps et surtout par opposition au terme drogue dure et qui désigne presque exclusivement le cannabis du fait qu'il induit une dépendance psychique moyenne et que le risque de décès est quasi nul (néanmoins certains décès peuvent être indirectement lié à la consommation de drogue douce, par exemple un accident de la route).

Histoire

Le chanvre est une des premières plantes domestiquées par l'homme. Dès l'Antiquité, le chanvre indien est connu des Chinois, des peuples germaniques et des Romains. Durant le Moyen Âge, la culture du chanvre se répand, encouragée par l'empereur Charlemagne et par les Arabes. Longtemps utilisé en tant que plante médicinale, jusqu'au XIXe siècle, l'apparition de l'aspirine et le développement des médicaments réduiront son usage thérapeutique. L'usage récréatif se développe au États-Unis à partir des années 1920 et 1930, au moment de la prohibition de l'alcool. Le jazz, puis plus tard le reggae prônent l'usage récréatif de la marijuana, alors que l'usage thérapeutique de celle ci est reconnu dans plusieurs pays au cours du XXe siècle.

Ma source est http://fr.wikipedia.org

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